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Non au harcèlement des militants de gauche et des droits de l’Homme au Zimbabwe

D 7 mars 2011     H 22:26     A NPA     C 0 messages


Samedi 19 février, à Harare (Zimbabwe), la police a arrêté une cinquantaine de personnes, dont l’ancien députe Munyaradzi Gwisai, qui assistaient à une réunion d’un mouvement d’opposition au régime de Robert Mugabe, l’International Socialist Organisation (ISO), sur un thème brûlant d’actualité : « Révoltes en Egypte et en Tunisie, quelles leçons pour le Zimbabwe et l’Afrique ? »

La réunion avait lieu au Centre pour le droit du travail (Labour Law Centre), dont Gwisai est directeur. Selon certaines sources, elle avait été infiltrée par des agents de la police politique, la Central Intelligence Organisation. A l’heure où nous apprenons ces faits, aucune charge n’a été retenue contre les personnes arrêtées, dont la défense est assurée par l’Association de juristes pour les droits de l’Homme du Zimbabwe. Mais des déclarations d’officiels de la police et du gouvernement laissent penser que le pouvoir leur reproche d’avoir incité des jeunes et des chômeurs à manifester contre le régime et de vouloir le renverser, à la manière des soulèvements populaires en Tunisie, en Egypte et dans d’autres pays du Proche et du Moyen Orient.

En cette période de lutte contre les dictatures, la corruption et l’injustice, le NPA exprime sa solidarité avec les camarades arrêtés, et dénonce le comportement des autorités zimbabwéennes, habituées du harcèlement des forces d’opposition. Des messages peuvent être envoyés à l’ambassadeur du Zimbabwe en France, 12 rue Lord Byron, 75008 Paris (courriel : zimparisweb@wanadoo.fr ou fax : 01 56 88 16 09), avec copie à : socialismfrombelow@gmail.com .