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Cameroun : L’UPC n’aura pas de candidat à l’élection présidentielle. Voici pourquoi

Déclaration du Secrétariat du Comité Directeur de l’UPC

D 23 juillet 2011     H 04:43     A UPC     C 0 messages


C’est en 1999 QUE LA Direction de l’UPC a attiré l’attention de la classe politique de notre pays sur la nécessité de poser
et de respecter des principes indispensables afin que nos élections cessent d’être des mascarades.

Cette prise de position découlait de l’observation et de l’analyse sans complaisance des élections législatives de Mars
1992, de l’élection présidentielle d’Octobre 1992, des élections municipales de Janvier 1996 et des élections législatives
de Mai 1997.

En 2000, nous avons avancé quelques préalables indispensables pour des élections démocratiques, transparentes et
équitables.

En 2003, en prévision de l’élection présidentielle de 2004, notre Parti a rendu publics, six préalables incontournables,
pour des élections qui ne soient pas une mascarade. Voici, pour rappel ces 6 préalables :

- 1. « Une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).
- 2. Elections au scrutin majoritaire à deux tours. Majorité absolue nécessaire pour être élu au 1er tour.
- 3. Au moins 8 millions (soit 10 millions d’électeurs aujourd’hui), inscrits sur les listes électorales, chacun recevant sa
carte d’électeur lors de l’inscription.
- 4. Majorité civile et droit de votre à 18 ans.
- 5. Droit pour tout Camerounais de se porter candidat à toute élection sans obligation d’être membre d’un parti
politique (obligation qui viole l’article 65 de la Constitution).
- 6. Droit de vote effectif pour les Camerounais vivant à l’étranger. »

Par la suite, l’immense majorité de la classe politique, à l’exception notoire du RDPC, a repris à son compte, ces 6
préalables de l’UPC. Certaines forces politiques ou sociales s’en attribuant même la paternité ! Qu’importe !

Pour calmer l’ardeur des forces démocratiques Kamerunaises et rassurer ses commanditaires étrangers, le
Gouvernement du RDPC de Monsieur BIYA, nous a donc servi, successivement, ONEL I, ONEL II et ELECAM, en lieu et place
d’une véritable CENI !

L’échec patent et public de ONEL I et ONEL II, indépendamment de la personnalité de certains membres de ces
organismes, a obligé le Gouvernement de Mr. BIYA à mettre en place, ELECAM qui est sensée veiller à la prochaine
élection présidentielle d’Octobre 2011.

La mise en place d’ELECAM ayant obéi aux mêmes principes et à la même volonté qui avaient présidé à ceux des ONEL, à
savoir, le RDPC DOIT absolument gagner les élections à venir, l’UPC est convaincue de l’échec d’ELECAM. C’est pourquoi
elle refuse d’aller servir de faire valoir à Monsieur BIYA ou à un autre hiérarque du RDPC qui serait choisi par ce
Rassemblement hétéroclite à la présidentielle d’Octobre 2011.

En son temps en 2003, nous avions expliqué amplement ce qu’est une CENI et comment la constituer. Certains journaux
avaient publié cette position.

En 2010, le Docteur Samuel MACK-KIT, le Président du Parti, a clairement démontré dans un article, pourquoi « ELECAM
n’est pas la Solution » au problème de la transparence des élections dans notre pays.

En effet, lorsque la nécessité d’un organisme neutre s’impose pour conduire le processus électoral dans un pays, cela
indique sans discussion que les différents acteurs de ce processus ne sont pas d’accord sur la façon dont celui-ci s’est
déroulé jusqu’ici. Dès lors, il est exclu que l’un des acteurs s’arroge le droit, de mettre seul en place, un organisme dit
neutre ! Cela est impossible. Seul le dialogue entre tous les acteurs, est de nature à permettre un compromis !

Par ailleurs, la participation personnelle du Président actuel du RDPC, Mr. BIYA, comme candidat à l’élection d’Octobre
2011, pose problème.

De jeunes intellectuels kamerunais juristes ont soulevé, avec talent, des arguments qui ne manquent ni de pertinence ni
de logique, le problème de la légalité d’une candidature du Président de la République dont le dernier mandat devrait
s’achever en Octobre 2011.

A quatre mois de la date présumée de l’élection, on ne sait toujours pas si celle-ci aura lieu.

La IXe Session Plénière du Comité Directeur de l’UPC qui s’est tenue en Septembre 2010, avait décidé avec raison, la non
présentation d’un candidat de l’UPC à cette fausse élection.

L’UPC reste disponible pour participer à toute démarche de nature à nous permettre de sortir notre pays du bourbier
politique, économique et social où le Gouvernement du RDPC de Paul BIYA l’a plongé.

A ceux qui viennent de se découvrir une fibre nationaliste, l’UPC dit : Vous êtes les bienvenus, « à condition que ce ne
soit pas une manoeuvre, une de plus, pour essayer de tromper notre peuple. »

Nous n’allons pas prétendre maintenant que le nationalisme n’est pas une bonne chose parce que vous qui l’avez nié
pendant un peu plus de 50 ans, vous le découvrez aujourd’hui.
Si vous êtes sincères, ce que nous souhaitons vivement, alors venez avec nous pour qu’ensemble, nous disions aux ultras
du RDPC d’arrêter leur manège, car le sauvetage momentané éventuel de leur Président, n’est pas de nature à résoudre
les problèmes du Kamerun et de notre peuple.

Venez, asseyons-nous et discutons des voies et moyens nous permettant, non seulement d’empêcher que l’étranger, le
colon d’hier, continue à nous dicter sa loi, mais aussi et surtout, comment nous organiser pour gérer notre pays pour le
bien-être de la majorité de notre peuple.

C’est au peuple kamerunais de dire stop, et de se mobiliser pour qu’il en soit ainsi. C’est à cette mobilisation que l’UPC
appelle. Des exemples récents montrent à suffisance que cela est possible.

VOX POPULI ! VOX DEI !
La Voix du peuple est la voix de Dieu !

L’UPC est et reste l’âme immortelle du peuple kamerunais.
Un autre Kamerun est possible. D’autres choix sont nécessaires !
Il faut que ça change ; que ça change vraiment ; que ça change pour de bon !

Douala, le 1er Juillet 2011

Pour le Secrétariat du Comité Directeur

- Docteur Samuel MACK-KIT MOUKOKO PRISO
Président de l’UPC Secrétaire Général
- TCHUANYO Martin HAM EKOUE Hilaire
Vice-Président Secrétaire National à la Communication

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