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RDC : Greenpeace s’oppose à l’exploitation du pétrole dans le parc national de Virunga

D 19 octobre 2012     H 05:10     A     C 0 messages


L’ONG internationale Greenpeace s’oppose à la décision du ministre congolais des Hydrocarbures autorisant l’exploitation pétrolière à l’intérieur du parc national de Virunga. La chargée de campagne forêt de cette structure, Irène Wabiwa a déclaré, jeudi 27 septembre que les activités pétrolières ont un impact négatif sur la biodiversité et l’habitat.

Le ministre des Hydrocarbures, Crispin Atama Tabe, a annoncé, samedi 22 septembre, que la compagnie britannique Soco International devra effectuer des repérages aériens au-dessus d’une zone proche de la frontière avec l’Ouganda. Selon lui, la RDC cherche à développer son secteur pétrolier, qui est aujourd’hui largement sous-développé avec seulement 26.000 barils par jour, malgré d’importants gisements à la fois dans l’est et l’ouest du pays.

Pour Greenpeace, le gouvernement congolais doit respecter des conventions internationales sur la protection du patrimoine mondial dont il est signataire.

« Le gouvernement a signé l’accord sur le patrimoine mondial. Et là, le gouvernement est en train d’aller à l’encontre de sa décision, à l’encontre de sa signature qu’il a eu à apposer sur la convention sur le patrimoine mondial en prenant cette mesure d’autoriser l’exploration pétrolière dans le Parc National des Virunga », a affirmé Irène Wabiwa.

Selon l’article 6, alinéa 3 de la convention portant sur la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel « Chacun des États parties à la présente convention s’engage à ne prendre délibérément aucune mesure susceptible d’endommager directement ou indirectement le patrimoine culturel et naturel visé aux articles 1 et 2 qui est situé sur le territoire d’autres États parties à cette Convention. »

Le parc national des Virunga est l’un des endroits d’Afrique où la biodiversité est la plus riche et dernier refuge des gorilles de montagne. Greenpeace dit s’opposer à l’exploitation pétrolière à cet endroit pour protéger cette espèce menacée d’extinction, qui ne reste que huit cents survivants dont deux cents dans le parc.

Source : http://radiookapi.net