Vous êtes ici : Accueil » Afrique centrale » Gabon » Gabon : Grève dans l’éducation contre les promesses non-tenues du (...)

Gabon : Grève dans l’éducation contre les promesses non-tenues du gouvernement

D 4 octobre 2014     H 05:36     A     C 0 messages


La Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation (Conasysed) réunit en assemblée générale hier matin, jour de rentrée des classes, à l’école Martine Oulabou de Libreville, a décidé à la quasi-unanimité de ses membres, de reconduire leur mouvement de grève du 28 avril dernier suite au non respect des engagements pris par le gouvernement.

Les enseignants de cette confédération syndicale réclament le classement budgétaire de leurs 2.000 collègues du pré-primaire, du primaire et du secondaire, le paiement immédiat de la prime d’incitation à la performance (PIP) aux enseignants, le paiement des arriérés de huit mois de salaire aux leaders syndicaux de la Conasysed avec la prime d’incitation à la fonction enseignante (PIFE) 2011, les arriérés de la PIFE à tous les ayant droits.

L’ensemble de ces points n’ayant connu aucune avancée, les syndicalistes sont décidés à reprendre les cours uniquement lorsque deux principales revendications seront satisfaites à savoir l’allocation des postes budgétaires aux enseignants et le paiement de la PIP. Pour Simon Ndong Edzo, délégué général de cet intersyndical : « s’ils disent (le gouvernement, ndlr) qu’ils vont payer la PIP en janvier, nous allons retourner en classe en janvier ».

Pour que cette grève soit le mieux suivi dans l’intérieur du pays, la Conasysed s’est empressée d’interpeller les bureaux provinciaux et départementaux pour qu’elles organisent au plus vite des assemblées générales dans toutes les provinces. Enfin, la Conasysed dénonce fermement les provocations et la répression administrative et policière dont sont victimes les élèves et les enseignants.

La Conasysed est une intersyndicale regroupant les 6 syndicats autonomes et fédérations membres. Elle revendique environ 16.000 membres dans le secteur public, soit près de 80% de l’ensemble des enseignants du pays. La télévision publique gabonaise a visiblement boudé cette grève, se préférant à diffuser le discours de circonstance du ministre délégué à l’éducation Serge Emane Nsolet, et la visite qui l’a conduit dans quelques établissements scolaires de Ntoum et Libreville.