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Guinée équatoriale : CRAINTES POUR LA SANTÉ D’UNE MILITANTE EN DÉTENTION

D 11 août 2013     H 05:39     A Amnesty International     C 0 messages


« La militante politique Clara Nsegue Eyí se trouve en détention sans
inculpation ni jugement depuis plus d ?un mois en Guinée équatoriale
pour avoir refusé d’obéir à un arrêté ministériel lui interdisant de
quitter sa ville natale. Elle serait en mauvaise santé et il est
possible que son état nécessite des soins urgents.

Clara Nsegue Eyí, également connue comme « Lola », est la fondatrice
du Parti démocratique pour la justice sociale (PDJS), une formation
politique que les autorités refusent d ?enregistrer. Elle est également
enseignante et l’une des coordonnatrices du Mouvement de protestation
populaire. Des policiers l’ont arrêtée sans présenter de mandat à
Malabo, la capitale, fin juin 2013. On l’a ensuite envoyée dans la
ville de Mongomo, dans le nord-est de la Guinée équatoriale
continentale. Elle a dans un premier temps été incarcérée dans une
caserne militaire pendant près de deux semaines. À la mi-juillet, elle
a été transférée à la gendarmerie, où elle se trouve toujours en
détention sans avoir été inculpée.

Elle a été arrêtée pour avoir désobéi à un arrêté ministériel lui
ordonnant de rester à Mongomo, sa ville natale, bien qu’elle vive à
Malabo.

Amnesty International a reçu des informations selon lesquelles Clara
Nsegue Eyí est gravement malade et souffre d’une tumeur nécessitant
des soins urgents. Des personnes l’ayant vue en prison ont affirmé
qu’elle a perdu beaucoup de poids et paraît souffrante. Un médecin lui
a rendu visite en prison et aurait ordonné son hospitalisation, de
préférence ailleurs qu’en Guinée équatoriale, afin qu’elle puisse
recevoir des soins urgents.

Clara Nsegue Eyí a été arrêtée le 13 mai 2013 en relation avec une
manifestation organisée par le Mouvement de protestation populaire
contre le refus des autorités de légaliser le PDJS. Elle a été envoyée
à Mongomo et a été placée en détention à la gendarmerie sans avoir été
jugée ni inculpée ; elle a été remise en liberté le 27 mai, le
lendemain des élections générales. Elle s’est vu interdire de quitter
Mongomo. Elle a cependant décidé vers la mi-juin de retourner à
Malabo, où elle réside normalement. La police l’a arrêtée environ deux
semaines plus tard.« 

Dans cette affaire, la loi équato-guinéenne, elle-même, est bafouée,
puisqu’elle reconnaît des droits à toute personne arrêtée, comme celui
d’être présenté devant un juge et d’être informé des charges
retenues contre elle. Etant donné le non-respect de cette règle, la
prévenue devrait être immédiatement libérée, comme le demande Amnesty
International.

Amnesty international invite à envoyer des pétitions pour exiger sa
libération auprès des Autorités équato-guinéennes.