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Rwanda : Attentat du 6 avril 1994 à Kigali, la boîte noire est à Paris

D 11 janvier 2012     H 18:30     A Jacques Morel     C 0 messages


Dans une lettre au juge Trévidic, je me suis permis de l’inciter vivement à
réclamer les éléments de l’enquête faite par les militaires français qui se
sont rendus sur les lieux du crash de l’avion Falcon, à la limite de la
résidence Habyarimana à Kanombe. Vous n’êtes pas sans ignorer que cet accès
a été interdit aux Casques-bleus envoyés par le général Dallaire, ce qui
a permis à la garde présidentielle et aux paras-commando rwandais, accompagnés
de militaire français, dont le commandant Grégoire de Saint-Quentin,
aujourd’hui général à Dakar, de nettoyer le site du crash de toutes pièces qui
pourraient permettre d’identifier les auteurs de l’attentat.

Suivant les preuves que je présente ici :
http://jacques.morel67.free.fr/BoiteNoireFalcon.pdf
les militaires français ont fait des rapports, prélevé des pièces sur l’avion
dont les deux enregistreurs CVR et FDR. Ils se seraient même intéressés aux
débris de missiles.

Selon mes informations, cette démarche n’a pas été faite par son prédécesseur
le juge Bruguière, ni par lui-même. Ces pièces à conviction devraient se
trouver soit à l’ancien ministère de la Coopération, dépendant maintenant du
quai d’Orsay, soit au ministère de la Défense. Mais vous apprendrez qu’il est
plus facile de retrouver par 3 900 mètres de fond la boîte noire du vol Airbus
Paris-Rio, qui s’abîma dans l’Atlantique le 1er juin 2009, que de trouver à
Paris celle du Falcon 50 9XR-NN.

Le fichier BoiteNoireFalcon.pdf ci-dessus, lu par un logiciel comme Acrobat
Reader de Adobe (qui est gratuit) donne accès par des pointeurs aux documents
cités.

De même, la version mise à jour de mon livre « La France au coeur du génocide
des Tutsi » est déchargeable ici sous forme d’un fichier pdf (67 Megaoctets) :
http://jacques.morel67.free.fr/FranceCoeurGenocideTutsi-IP.pdf
des pointeurs dans les notes de bas de page vous donne accès aux fac-similés
des documents cités.
Ces documents sont accessibles, indépendemment du livre, à l’adresse :
http://www.francerwandagenocide.org/documents/

À propos de cet attentat, j’ai commencé une page web récapitulative à
l’adresse :
http://jacques.morel67.pagesperso-orange.fr/attentat6avril94.html

Aujourd’hui, 10 janvier 2012, le juge Trévidic réunit les parties pour leur
communiquer le rapport des experts qui ont analysé les débris de l’avion et
entendu des témoins de l’attentat. Cette démarche n’avait jamais été faite
par son prédécesseur qui a pris pour vrais des éléments (numéros de missiles
et de lance-missiles fournis par le colonel Bagosora, photo d’un lance-missiles) sur lesquels la Mission d’information parlementaire de 1998 avait jeté le
doute, évoquant même « une tentative de désinformation » de la part des
ex-Forces armées rwandaises. Voir :
http://www.assemblee-nationale.fr/dossiers/rwanda/r1271.asp#P3836_543860
Le juge Bruguière a fondé son accusation sur le témoignage d’Abdul
Ruzibiza qui a reconnu avoir menti. Ce dernier avoue devant le juge Trévidic,
http://www.francerwandagenocide.org/documents/Ruzibiza15juin2010.pdf
en juin 2010, peu avant de décéder, qu’il n’était pas sur les lieux de
l’attentat le 6 avril, ni même les jours précédents, contrairement à ces
déclarations antérieures, dont celles faites au TPIR à Arusha et dans son livre
« Rwanda, l’histoire secrète », cautionné par deux universitaires français,
Claudine Vidal et André Guichaoua.

Les avocats des Rwandais, injustement poursuivis par le juge Bruguière, feront
une conférence de presse mercredi 11 janvier 2012 à 11 h
à la Maison des Centraliens, 8, rue Jean-Goujon, Paris 8e, métro
Champs-Élysées-Clémenceau ou Franklin D. Roosevelt.

Dans l’espoir que la vérité sur cet attentat se fera rapidement et que
les Français demanderont enfin des comptes à leurs élus qui ont fait commettre
des actes iniques à la France, je vous prie d’accepter mes meilleurs voeux
pour cette année 2012.

Jacques MOREL,