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Djibouti : menace sur la santé des deux responsables politiques de l’opposition

D 13 mai 2016     H 05:16     A Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)     C 0 messages


Selon les informations recueillies par le LDDH les 7 personnes (les deux politiques et les cinq responsables de la société civile) ont comparu devant la Chambre d’Accusation de Djibouti, le 5 Mai 2016,car le Parquet Général avait interjeté l’appel de la décision de non lieu dont ils avaient bénéficiée.
Comme il est d’usage à Djibouti la Cour a reporté cette affaire pour le jeudi 12 Mai 2016 et cela pourrait se prolonger indéfiniment.

Sachant qu’Abdourahman Mohamed Guelleh est malade et que son état sanitaire nécessite une évacuation à l’étranger dans une structure adaptée.
Et les reports répétitifs pourraient donc avoir des répercussions néfastes sur la santé de Monsieur Abdourahman.

Il en est de même pour le Docteur Hamoud Abdi Soultan qui porte encore une balle logée dans son avant bras gauche depuis le 21 décembre 2015.
Monsieur Hamoud compte se faire soigner à l’étranger mais il est frappé de la même mesure d’interdiction de quitter le pays comme son ami TX.

Arrêtés et incarcérés arbitrairement puis contraints de signer chaque semaine leur présence dans le pays au tribunal ; tous les sept avaient obtenu un NON LIEU du juge d’instruction en charge du dossier mais de nouveau ils sont dans le collimateur du Parquet et l’acharnement a repris à leur rencontre sans aucune explication depuis qu’Abdourahman Mohamed Guelleh a voulu se rendre à l’étranger pour des raisons de santé.

La LDDH s’inquiète que des mesures intempestives de la justice Djiboutienne aient des graves répercussions sur la santé des deux responsables politiques de l’opposition.

Enfin, la LDDH demande aux autorités en place à Djibouti de permettre aux personnes malades le droit de se rendre à l’étranger pour des raisons médicales.

Le Président de la LDDH
OMAR ALI EWADO