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Sud Soudan : Alfred Taban, fondateur du Juba Monitor, ​toujours ​ détenu par les services de sécurité

D 31 juillet 2016     H 05:50     A Reporters sans frontières     C 0 messages


Reporters sans frontières demande la libération immédiate du célèbre journaliste Alfred Taban détenu arbitrairement par les services de sécurité sud-soudanais depuis le 16 juillet 2016.

Le samedi 16 juillet, le journaliste sud-soudanais Alfred Taban, fondateur en 2000 du Khartoum Monitor, devenu Juba Monitor à l’indépendance du pays en 2011, a été convoqué avec sa rédactrice en chef, Ana Namiriano, au bureau des services de sécurité à Juba. Si cette dernière a pu repartir après son interrogatoire, Alfred Taban est depuis détenu par les services de sécurité sans qu’aucune charge n’ai été officiellement retenue contre lui. Son état de santé est préoccupant et on ne sait pas où il est retenu.

“Nous demandons aux autorités du Soudan du Sud, de relâcher immédiatement Alfred Taban et de s’assurer que ses droits soient garantis et qu’il ait accès à un médecin, déclare Reporters sans frontières. L’arrestation de ce journaliste émérite est une violation supplémentaire de la liberté de presse dans ce pays déjà si éprouvé par la répression gouvernementale contre les libertés publiques depuis le début du conflit civil.”

Selon plusieurs sources, l’incarcération de ce journaliste, également président de l’Association pour le développement des médias au Soudan du Sud (ADMISS) pourrait être une mesure de représailles après la chronique “Let us speak out”, parue le 15 juillet, dans laquelle Alfred Taban faisait référence au communiqué de l’IGAD, le groupe international de négociation pour le Soudan du Sud. Ce communiqué adopte un ton ferme à l’encontre de deux parties en conflit, le président Salva Kiirr et le vice-président Riek Machar, leur demandant de prendre leurs responsabilités pour mettre un terme aux violences en cours depuis le 7 juillet.

La répression s’est aggravée au Soudan du Sud depuis cette dernière éruption de violence qui a à ce jour causé la mort de centaines de personnes et le déplacement de plusieurs milliers, alors que les services de sécurité ont donné des ordres pour empêcher la libre circulation des hommes hors du pays. Les journalistes et défenseurs des droits de l’Homme sont particulièrement visés depuis le début de l’année et de nombreux journalistes sont actuellement en clandestinité.

Le 11 juillet, le journaliste reconnu John Gatluak Manguet Nhial, qui coordonnait et reportait pour la radio Naath FM à Leer, a été tué en toute impunité au Terrain Hotel de Juba, probablement en raison de son appartenance à la tribu Nuer.Sa mort laisse un grand vide dans la communauté radiophonique du pays.

Le Soudan du Sud occupe la 140e place sur 180 au Classement 2016 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. Le pays a perdu 26 places depuis le début du conflit.

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