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Burkina Faso : Election présidentielle

D 24 novembre 2010     H 04:44     A     C 0 messages


Dans cette lettre, le candidat de la coalition « Burkindlem » à la présidentielle du 21 novembre 2010, Bénéwendé Stanislas Sankara, exige la démission de Moussa Michel Tapsoba, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). L’interressé a, selon le candidat, posé des actes de nature à entamer la crédibilité de la Ceni.

« Monsieur le Président,

Depuis un certain temps vous n’avez cessé de poser des actes dont le bien fondé et la compréhension sont difficilement acceptables.

Les actes posés sont entre autres :

- votre refus de procéder au croisement des données de la CENI avec celles de l’ONI, bien que le dispositif mis en place par le gouvernement le permettait bel et bien ;
- vos déclarations intempestives, relatives au nombre d’électeurs qu’il est utile de mobiliser, sont insultantes pour la conscience humaine. Qu’il vous souvienne que vous avez auparavant déclaré que les présentes élections sont placées sous le sceau de la qualité et que vous iriez aux élections même avec 10 électeurs ;
- le fichier électoral que vous avez produit, le plus mauvais que notre processus démocratique ait jamais connu ;
- votre précipitation à faire réviser la loi portant Code électoral en son article 53 pour en extirper les filiations que vous jugez non conformes aux pièces exigées pour le vote ;
- votre précipitation à établir des cartes électorales non conformes au même article 53 révisé en omettant sciemment d’y noter le lieu de naissance, bien que cela figure sur ladite carte d’électeur. Cette omission, vous conviendrez avec nous, ouvre la porte à tous les abus et à toutes les fraudes possibles et vous serez comptable des dérives éventuelles le jour du scrutin.

Ces actes que vous avez posés sont assimilables à un parjure et vous disqualifient pour conduire la suite de notre processus électoral que vous avez déjà savamment dévoyé et saboté.

Aussi, je viens par la présente, faire appel à ce qu’il vous reste de bon sens pour que vous démissionniez de votre poste de président de la CENI. Ce d’autant plus que votre attitude sans équivoque partisane entame sérieusement la crédibilité de la CENI.
En posant cet acte, la nation entière vous sera reconnaissante du service que vous lui rendrez.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression de ma détermination à extirper de notre processus démocratique tous ceux qui l’entravent.

Ouagadougou, le 05 novembre 2010

LE CANDIDAT