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Guinée-Bissau : Motion sur les violations des droits humains

D 9 décembre 2025     H 19:00     A     C 0 messages


Motion de condamnation des actes de violation des droits de l’homme en Guinée-Bissau et de solidarité avec les personnes détenues suite au coup d’état.

Citant la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée le 10 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies comme un idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations, nous rappelons son préambule, qui stipule :

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables est le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde ;

Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par l’État de droit, afin que nul ne soit contraint, en dernier recours, à la rébellion contre la tyrannie et l’oppression ;

Considérant qu’une compréhension commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour assurer la pleine réalisation de ces engagements ;

Ainsi :

Compte tenu des graves violations des droits humains observées en Guinée-Bissau, à la suite du coup d’État perpétré par les militaires, qui se traduisent par : (i) arrestations arbitraires ; (ii) intimidation et persécution des citoyens opposés au gouvernement ;
(iii) mauvais traitements infligés aux détenus en garde à vue militaire ; (iv) perquisitions domiciliaires et actes de terreur contre les citoyens associés à la candidature que, selon les données, il aurait remportée lors des élections du 23 novembre.

Considérant que ces actes violent les dispositions des articles 1, 2, 3, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 13, 18, 19, 20 et 21, et plus particulièrement l’article 9 qui prévoit l’interdiction de l’arrestation, de la détention ou de l’exil arbitraires.

Nous, soussignés, au nom des organisations de la société civile capverdienne :

Plateforme des ONG, représentant plus de 400 membres ; Association Zé Moniz ; Association A Ponte ; En collaboration avec le RECADDH (Réseau capverdien des défenseurs des droits humains), le Barreau du Cap-Vert, le Réseau du Barreau du CPLP et la CNDHC (Commission nationale pour les droits de l’homme et la citoyenneté), nous exprimons publiquement notre profonde préoccupation concernant les événements qui se déroulent en Guinée-Bissau, à savoir :

a) L’arrestation de personnalités politiques, dont le chef du PAIGC, M. Domingos Simões Pereira, le chef du PAIGC, M. Otávio Lopes, et le directeur du PRS, M. Roberto Nbesba ;

b) L’arrestation de cinq magistrats : Mário Iala, Cipriano Naguelim, Romelo Barai, José Badó et Quintino Inquebi ;

c) L’arrestation de membres du Secrétariat de la Commission électorale nationale (CNE), dont son président, alors qu’ils supervisaient le dépouillement des votes.

d) L’arrestation, au petit matin du 2 décembre, du député et membre du Parlement de la CEDEAO à l’aéroport international Osvaldo Vieira de Bissau, alors qu’il s’apprêtait à participer à une réunion officielle des parlementaires de la CEDEAO.

De tels actes constituent une grave menace pour l’exercice de la démocratie, la transparence électorale et l’État de droit. C’est pourquoi les signataires du présent document condamnent ces actes et exigent des autorités militaires :

1) qu’elles respectent la démocratie et la volonté populaire et rétablissent l’ordre constitutionnel dans le pays ;

2) la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus, illégalement
privés arbitrairement de liberté ;

3) qu’elles cessent de persécuter et de terroriser les citoyens guinéens pour avoir exprimé leurs sympathies politiques ;

4) qu’elles cessent de maltraiter les détenus placés sous leur garde, en violation flagrante de leurs droits, consacrés par la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Les signataires expriment sans équivoque :

1) Leur pleine solidarité avec les victimes, leurs familles et les institutions injustement affectées ;

2) Leur condamnation catégorique de toutes les formes de violations des droits humains ;

3) Leur engagement à promouvoir des actions et des initiatives sur les violations des droits humains en Guinée-Bissau, au sein de diverses instances.

Les signataires s’engagent à :

1) Promouvoir des mesures institutionnelles, juridiques et diplomatiques visant à rétablir la légalité démocratique, à protéger l’intégrité physique et morale des détenus et à prévenir de nouvelles violations des droits humains ;

2) Initier des actions avec les organisations régionales et internationales afin de suivre la situation et d’agir conformément aux traités et conventions relatifs à la protection des droits humains.

Enfin, les signataires réaffirment que la défense des droits humains est un devoir collectif et qu’aucune société ne peut prospérer sans garantir la justice, le respect et l’humanisation des relations sociales et politiques.

Praia, le 4 décembre 2025,

Les signataires :

1. Felisberto Moreira, président du Réseau capverdien des défenseurs des droits de l’homme (RECADDH).

2. Eurídice Mascarenhas, Présidente de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et de la Citoyenneté (CNDHC).

3. Isabel Maria Moniz, vice-présidente de la Plateforme des ONG.

4. Manuel Faustino Président de m’Association Zé Moniz

5. José António dos Reis, président de l’association A Ponte.

6. Júlio Martins, Président de l’Ordre des Procureurs de la République. Avocats du Cap-Vert et Réseau de l’Ordre des avocats du CPLP.

7. Maria Vicenta Cabral Fernandes, Présidente de l’Association capverdienne de lutte contre les violences basées sur le genre (ACLCVBG).

Traduction automatique du portugais