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Guinée-Bissau : Tentative d’usurper la volonté souveraine

COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT

D 27 novembre 2025     H 12:00     A     C 0 messages


L’Espace de Concertation des Organisations de la Société Civile et le Front Populair dénoncent avec une extrême indignation les manœuvres très graves en cours au sein des Commissions régionales électorales (CRE), visant à fausser les résultats des urnes et à usurper la volonté souveraine, claire et incontestable du peuple guinéen exprimée le 23 novembre 2025.

La loi électorale est limpide : les représentants des candidats ont le droit et le devoir d’être présents à toutes les étapes du processus, afin de garantir la transparence, le contrôle et la véracité électorale . Toute tentative visant à empêcher cette présence constitue une attaque frontale contre la démocratie.

Face à une défaite sans équivoque, le candidat Umaro Sissoco Embalé a lancé une opération de fraude sans précédent, ordonnant l’expulsion du représentant du candidat Dr Fernando Dias, clairement vainqueur selon les résultats rendus publics dans les bureaux de vote. Cette action révèle un mépris total pour la légalité et les règles démocratiques qui régissent le pays.

Ces tentatives désespérées de manipulation électorale se produisent précisément dans les régions où Umaro Sissoco Embalé a été catégoriquement rejeté : Oio, Cacheu et Tombali . Nous nous posons la question suivante : pourquoi n’y a-t-il pas eu d’expul sions à la CRE de Gabû, où le même candidat revendique l’avantage ? La réponse est évidente : il s’agit d’une stratégie sélective, calculée et profondément illégale.

Des informations crédibles indiquent que des forces de sécurité armées ont été déployées dans toutes les CRE, avec pour mission d’intimider et d’expulser les représe.µtants des candidats à la présidence. Cette militarisation du processus électoral constitue une tentative de force pour étouffer la vérité et renverser la décision populaire.

Face à la gravité de la situation, les deux organisations ont décidé ce qui suit :

1. Condamner avec la plus grande fermeté ces actions criminelles qui visent à freiner le changement choisi par le peuple guinéen ;

2. Tenir le candidat battu, Umaro Sissoco Embalé, pour seul responsable, sans ambiguïté, de toutes les conséquences politiques, sociales et humaines qui pourraient découler de cette escalade d’irresponsabilité et d’abus de pouvoir ;

3. Condamner également le silence complice de la Commission nationale électorale (CNE), qui a le devoir constitutionnel de défendre l’intégrité du processus électoral ;

4. Exiger que la CNE assume immédiatement ses responsabilités et garantisse le dépouillement des résultats en présence de tous les représentants légalement habilités.

5. Exiger des forces de sécurité qu’elles s’abstiennent de commettre des actes illégaux contre la population sans défense qui réclame la confirmation de sa volonté souveraine exprimée dans les urnes ;

6. Enfin, nous appelons le peuple guinéen à se lever, uni et déterminé, pour défendre sans compromis son vote et le changement qu’il a choisi.

La volonté souveraine du peuple ne peut être confisquée. La démocratie ne se laisse pas intimider. La vérité électorale l’emportera.

Fait à Bissau, le 24 novembre 2025.