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Mali : LIBEREZ OUMAR MARIKO PRESIDENT DU PARTI SADI ET OCCUPEZ VOUS DE LIBERER ET REUNIFIER LE MALI !

Par Collectif Afrique

D 11 décembre 2021     H 18:42     A Collectif Afrique ( CA)     C 0 messages


C’est avec stupéfaction que l’on apprend l’arrestation puis le mandat de dépôt délivré au président du parti politique SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance) pour « propos injurieux » dans un échange non public dans lesquels ils auraient pourfendu les scandaleuses déclarations publiques du premier ministre Choquel Kokalla Maïga révisant l’histoire héroïque de l’insurrection populaire qui a mis à bas la dictature fasciste militaire de Moussa Traoré.
Oumar Mariko est l’un des fondateurs de l’Association des Étudiants et Élèves du Mali (AEEM) qui a été le fer de lance de la chute de la dictature militaire.
Une telle arrestation est terriblement inquiétante dans un pays où le besoin d’unir toutes les forces patriotiques est urgent et vital – Oumar Mariko et son parti font indéniablement partie de ces forces – parce que justement la résistance nationale est sous la pression françafricaine, eurafricaine et usafricaine.
Dans le contexte de l’aggravation de la situation sécuritaire, des exactions des terroristes, de la non libération de Kidal, des sanctions de la CEDEAO/France, des difficultés sociales, pourquoi y ajouter des atteintes aussi flagrantes aux droits démocratiques ?

Quel sens donné aux déclarations révisionnistes et négationnistes du premier ministre tendant à faire marcher la révolution inachevée malienne de mars 1991 non sur les pieds mais sur la tête ?

Est-ce une façon de préparer le pas en arrière après avoir un moment dressé le drapeau national de la souveraineté malienne face à l’adversité du président français ?
L’espérance née de l’expression d’une volonté souveraine de relation multilatérale qui a conduit aux commandes d’armements sur fond propre à la Russie et la recherche apparente de se libérer du carcan inefficace de l’armada militaire française va-t-elle être déçue ?
Le gouvernement de la transition au Mali doit libérer Oumar Mariko et le journaliste de Radio Kayira pour s’occuper de libérer, sécuriser, réunifier le MALIBA de Modibo Keita et mettre en place les institutions et les législations qui permettront de restaurer l’état de droit et organiser des élections démocratiques au lieu de la fuite en avant répressive de « propos privés » d’un des légitimes candidats aux futures joutes électorales du pays.
Fait le 07/12/21


Forwarded message ---------
Déclaration du Bureau Politique du Parti SADI suite à l’interpellation du Dr Oumar Mariko, Président du Parti SADI

Le lundi 06 décembre 2021, le Président du Parti SADI, le Dr Oumar Mariko a été interpellé par la Brigade de Recherche du Camp I de la Gendarmerie Nationale dans le cadre d’une enquête pour « propos injurieux » ouverte par le Procureur de la République près le Tribunal de la Commune 4 du District de Bamako.

Depuis une semaine, des propos manifestement mensongers, provocateurs, révisionnistes et injurieux contre le mouvement démocratique, certains acteurs politiques attribués au premier-Ministre Choguel Kokala Maiga ont fait le tour des réseaux sociaux. Ces propos d’une extrême gravité mettaient en cause l’insurrection populaire du 26 mars 1991 qui a renversé la dictature néocoloniale, monopartiste du CMLN-UDPM qui avait totalement confisqué les aspirations du peuple malien à la démocratie et à la liberté.

Choguel Kokala Maiga dans un laborieux exercice de déni portait atteinte à la mémoire de nos martyrs de mars 1991.

En réaction à ces propos révisionnistes, irresponsables et inacceptables visant à déconstruire la mémoire historique de notre peuple et à mettre en cause le verdict qui a condamné son mentor et directeur de conscience, le dictateur Moussa Traoré à la peine de mort, le Dr Oumar Mariko, fondateur de l’AEEM (Association des Elèves et Etudiants du Mali) qui fut le fer de lance de ce mouvement insurrectionnel dans la chute de la dictature, dans une réaction de dépit et d’amertume face à cette énième provocation, a réagi.

Cette réaction humaine parfaitement compréhensible a été détournée, déformée, sur la base d’un montage audio puis distillée à profusion sur les réseaux sociaux

Ce vocal a finalement servi d’alibi aux autorités de la Transition pour actionner la machine judiciaire et mettre aux arrêts le Dr Oumar Mariko qui les empêche de tourner en rond.

Face à cette énième tentative de musellement, de répression et d’intimidation, le Parti SADI :

- Dénonce avec la dernière vigueur l’acharnement et l’aveuglement des autorités de la Transition contre toute velléité d’expression contraire à leur pensée unique ;

- Exige la libération immédiate et sans condition du Dr Oumar Mariko, Président du Parti SADI et de Aboubacar Camara, journaliste-animateur à Radio Kayira ;

- Demande aux autorités de la Transition de se recentrer sur leurs missions essentielles qui sont la restauration de la paix et de la sécurité, l’amélioration des conditions de vie des maliens qui ne cessent de se détériorer, la lutte véritable et implacable contre la corruption qui gangrène notre pays ;

- Prend à témoin le peuple malien sur ces dérives dictatoriales, les méthodes d’inquisition par procuration, l’instrumentalisation de la justice, la réécriture de l’histoire récente de notre peuple, la manipulation des consciences qui pourront avoir des conséquences désastreuses pour notre nation confrontée à une crise existentielle ;

- Lance un appel aux militants du parti SADI, aux acteurs du mouvement démocratique, aux défenseurs des droits humains, aux organisations de la société civile, aux syndicats à rester mobiliser et à redoubler de vigilance pour barrer la route aux imposteurs et marchands d’illusions afin de préserver l’unité et la stabilité de notre pays en cette période cruciale de notre histoire.

Bamako, le 07 décembre 2021
Le Bureau Politique

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