Vous êtes ici : Accueil » Afrique de l’Ouest » Niger » Mine d’uranium d’Areva : la CRI RAD et une association nigérienne veulent une (...)

Mine d’uranium d’Areva : la CRI RAD et une association nigérienne veulent une nouvelle étude d’impact

D 10 septembre 2012     H 05:49     A Michel Deprost     C 0 messages


Pour la CRIIRAD et l’ONG AGHIR IN MAN, le Rapport de l’Etude d’Impacts sur l’ Environnement de la mine d’uranium d’AREVA à IMOURAREN (Niger) viole les réglementations du Niger.

A l’issue de réunions à Valence du 21 au 28 août 2012 sur l’impact des activités d’extraction de l’uranium dans le nord du Niger, la CRIIRAD et l’ONG AGHIRIN’MAN (Niger) demandent qu’AREVA réalise une nouvelle étude d’impact environnemental pour son projet d’exploitation d’une mine d’uranium à Imouraren.

Le projet est selon Areva « plus grand projet industriel jamais envisagé au Niger. Imouraren est la mine d’uranium la plus importante de toute l’Afrique et la deuxième du monde » Selon l’étude d’impact initiale, le gisement s’étend sur 8 km de long et 2,5 km de large et le site industriel couvrira une surface de 200 km2. Compte tenu des réserves estimées à 179 000 tonnes d’uranium, la production à terme est estimée à 5 000 tonnes d’uranium par an pendant plus de 35 ans.

Des questions précises sur l’impactLes associations demandent que cette étude des réponses précises sur l’impact hydrogéologique, l’entreposage à long terme des déchets radioactifs, et les moyens de compensation pour les populations touchées.

Les associations demandent que cette étude soit expertisée par des scientifiques indépendants et discutée lors de nouvelles audiences publiques à réaliser avant la mise en production de la mine.
Cette demande est basée sur des considérations techniques, en particulier :
- •Les conditions d’extraction de l’uranium qui seront mises en place ne sont pas celles décrites dans l’étude d’impact initiale.
- •Des puits sont asséchés dans l’environnement du site d’Imouraren.
- •La création d’une zone d’exclusion de 450 km2 n’était pas indiquée dans l’étude d’impact initialeUn rapport en partie en anglaisLes deux associations ont découvert que le Rapport de l’Etude d’Impacts sur l’Environnement (REIE) qu’AREVA a soumis aux autorités nigériennes et qui a fait l’objet en juillet 2008 d’un Certificat de Conformité Environnementale délivré par les autorités nigériennes viole la réglementation nigérienne.

Le décret n°2000-397/PRN/ME/LCD du 20 octobre 2000 [1] stipule que « le Rapport de l’Etude d’Impacts sur l’Environnement (REIE) et les autres documents annexés doivent être rédigé entièrement en français or une partie de ces documents est en anglais.

La question des conditions d’entreposage des résidus radioactifs est un des talons d’achille de l’extraction uranifère. Pour les deux associations, le fait que sur une question aussi importante, les autorités nigériennes "n’ont pas été en mesure de faire respecter leur propre réglementation par AREVA est de mauvais augure pour la suite des opérations." estiment les deux associations.

michel.deprost@enviscope.com

Source : http://www.enviscope.com