Vous êtes ici : Accueil » Afrique du Nord » Algérie » Le gouvernement algérien bloque une mission syndicale au Sahara (...)

Le gouvernement algérien bloque une mission syndicale au Sahara occidental

D 31 mai 2016     H 12:58     A CSI     C 0 messages


Les autorités algériennes ont refusé à Mustapha Tlili, secrétaire exécutif de la Confédération syndicale arabe, le droit de passage sur le territoire algérien, bloquant ainsi une mission syndicale internationale vers le Sahara occidental.

Le secrétaire général adjoint de la CSI, Jaap Wienen, qui devait également prendre part à la visite cette semaine, a déclaré que « Les autorités algériennes ont refusé à l’un des membres clés de la mission de pénétrer sur le sol algérien, sans préciser la raison de leur refus et malgré leur accord préalable d’autoriser la mission à traverser l’Algérie pour se rendre au Sahara occidental.

Cela tourne en dérision la déclaration de l’Algérie affirmant soutenir les habitants du Sahara occidental dans leur quête pour mettre fin au contrôle de leur territoire par le Maroc, et souligne en outre l’ancrage profond des instincts autoritaires du régime algérien. Le refus d’autoriser le chef de file d’une organisation de pays arabes à entrer dans le pays ne peut s’expliquer qu’en raison de la solidarité dont a fait preuve la Confédération syndicale arabe envers les travailleurs algériens qui cherchaient à faire valoir leur droit à une représentation syndicale libre de tout contrôle du gouvernement ou du parti au pouvoir, un droit par ailleurs garanti par le droit international. »

L’Algérie a subi de vives critiques, dans la région et sur la scène internationale, en raison de la répression incessante par le gouvernement de l’organisation syndicale indépendante CGATA, de ses membres et de ses dirigeants http://www.ituc-csi.org/la-csi-soutient-les-enseignants .

La répression du gouvernement a notamment pris la forme d’une occupation policière dans les bureaux des syndicats indépendants, d’une interdiction d’organiser des réunions syndicales, du licenciement en masse des membres des syndicats et de violence policière envers des manifestants pacifiques.

L’Organisation internationale du Travail a maintes fois exhorté le gouvernement algérien à cesser de licencier les syndicalistes et à respecter le droit fondamental des travailleurs et des travailleuses à la représentation syndicale.