Vous êtes ici : Accueil » Afrique du Nord » Egypte » Solidaires avec les travailleurs/ses de Pirelli à Alexandrie (Egypte) (...)

Solidaires avec les travailleurs/ses de Pirelli à Alexandrie (Egypte) !

D 6 juillet 2012     H 05:32     A Syndicat Solidaires     C 0 messages


Depuis le 10 juin, les travailleurs/ses de l’usine Pirelli d’Alexandrie sont en grève. Ils et elles revendiquent :

- Le respect par Pirelli de l’article 85 de la Loi sur le Travail (de 2003) concernant les calculs des primes pour
les heures supplémentaires. Pirelli spolie les travailleurs/ses en les calculant sur le salaire de base et non le
salaire réel.
- Le respect par Pirelli des règlements sur les primes qui stipulent que la réduction des primes de production
doit être faite à un taux de 10% par 0.1% de volume produit endommagé, lorsque le taux de production altérée
atteint 2%. La compagnie applique les réductions à partir d’un taux de malfaçon de 1.4%.
- Le respect par Pirelli de la convention nationale du travail qui prévoit, pour 2011, le paiement d’une
allocation spéciale aux travailleurs/ses, calculée à partir du salaire de base, et non une partie de celui-ci
comme le fait la direction de Pirelli.
- Le respect par Pirelli de la convention collective nationale signée en février 2011, qui prévoit la
participation des travailleurs/ses aux décisions concernant les prestations auxquels ils ont droit, en matières
de soins médicaux, de transport, de modalités de paiement des primes.
- Le respect par Pirelli des dispositions réglementaires concernant les salaires, modifiées unilatéralement par
les patrons de l’usine.
- Le respect par Pirelli du droit des travailleurs/ses de toucher 10% des bénéfices de l’entreprise. Ainsi, en
2011, Pirelli a volé un tiers de la somme due aux travailleurs/ses !
- Contrairement à ce qu’elle pratique dans d’autres pays, l’entreprise Pirelli n’assume pas sa responsabilité en ce
qui concerne les soins de santé pour les travailleurs/ses et leurs familles, de même que pour l’adaptation du
salaire au taux d’inflation et à l’augmentation des prix des biens de base, etc.

La grève est motivée par l’exigence du respect de ce qui est prévu légalement !

D’ailleurs, le Comité syndical de Pirelli est affilié à l’officielle Union générale des travailleurs de la chimie, elle même
affiliée à la Fédération Syndicale égyptienne (ETUF) ; préalablement à la grève, il a fait de nombreuses
démarches pour éviter ce mouvement. Avant cette grève, la direction de l’usine a refusé toutes négociations ; elle
a adopté la même position une fois la grève démarrée. Pour empêcher les travailleurs/ses de reprendre la
production, d’autogérer l’usine, les patrons ont coupé l’alimentation en eau et électricité.

Cinq animateurs de
la grève ont été licenciés : Shaaban Abdel-Latif Yussef, Ashraf Khamis connu aussi sous le nom de Ashraf El-Gazzar,
Ahmed Kandil du comité syndical, Ashraf Ashmawi membre du comité syndical et président de l’association des
salariés actionnaires de la compagnie, Mohamed Jarrana membre du comité syndical.

La Fédération égyptienne des syndicats indépendants (EFITU) a exprimé sa solidarité avec la grève des
travailleurs/ses de Pirelli et elle soutient leurs revendications.
Les ouvrier-es d’Alexandrie ont manifesté devant le Consulat d’Italie ; promesse leur a été faite que leurs
revendications seraient transmises à la direction du holding Pirelli et au gouvernement italien. Mais l’entreprisemère,
en Italie, soutient activement les pressions contre les grévistes d’Egypte !

Nous dénonçons le chantage
patronal consistant à menacer de ne pas verser les salaires dus aux grévistes !

Avec les grévistes d’Alexandrie, avec tous les syndicalistes indépendants d’Egypte,
l’Union syndicale Solidaires (France) exige la satisfaction des revendications des
travailleurs/ses de Pirelli et la réintégration des camarades licenciés.
L’Union syndicale Solidaires fait connaître en France la situation des travailleurs/ses de l’usine
Pirelli d’Alexandrie. L’Union syndicale Solidaires communique l’information aux syndicats avec
lesquels nous travaillons de divers pays où Pirelli est implanté : l’Italie bien sur, mais aussi Allemagne,
Brésil, Argentine, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Russie, etc.