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Dégradation accentuée du pouvoir d’achat des ménages mauritaniens

D 28 septembre 2010     H 23:40     A عاليتا     C 0 messages


A quelques jours de la rentrée sociale, les citoyens ont, d’ores et déjà, les yeux rivés sur cet événement et les dépenses qu’elles engendrent. La dégradation du pouvoir d’achat est liée à la hausse continue des prix des denrées de première nécessité, l’approche de l’Aïd El Fitr, la rentrée scolaire…

Ces événement font que la majorité des citoyens, notamment les chefs de ménage, sont de plus en plus inquiets du fait de la précarité accrue de leur situation financière. Les nombreuses dépenses qui les attendent durant cette période de l’année réputée par l’accumulation des besoins, accroissent leurs soucis quant à la nécessité de satisfaire aux attentes de leurs familles.

Conscients de ces difficultés, les consommateurs mauritaniens sont nombreux à revoir aujourd’hui leurs consommations à la baisse. D’autant qu’ils ont l’impression d’être laissés à eux-mêmes et que nul n’est en mesure d’atténuer les angoisses qui les tenaillent en cette période difficile tant sur le plan économique que social.

La dégradation accélérée du pouvoir d’achat des mauritaniens qui n’arrivent plus, sinon difficilement, à satisfaire les besoins les plus élémentaires pour une vie paisible et décente, dans un pays qui regorge de fabuleuses ressources naturelles, ne cesse d’inquiéter. Les conditions de vie sont telles que les ménages ne peuvent même plus satisfaire le minimum. Du fait surtout que le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) fixé à 21.000UM, dont le relèvement se fait toujours attendre, est loin de répondre aux attentes des travailleurs de basses catégories.

Avec ces maigres revenus, les travailleurs et, par extension, les ménages, sont confrontés à la cherté du coût de la vie. Outre la dégradation du pouvoir d’achat, les ménages mauritaniens sont exposés, également, à une montée vertigineuse des prix. En l’absence de mécanismes de régulation et de contrôle, les prix ont tendance à empirer à l’approche de certains événements importants comme le mois béni de ramadan, l’Aïd el Fitr, la rentrée scolaire… Actuellement, sur les différents marchés de la capitale, les prix de tous les produits connaissent une forte hausse et certains imputent cela à l’importation d’une grande partie de ces produits. La Flambée des prix, remarquée ces derniers jours, touchant certains produits alimentaires, notamment les fruits, les légumes et la viande, illustre le malaise profond des ménages.

Les multiples dépenses qu’engendre chaque rentrée sociale prennent la majorité des consommateurs mauritaniens en tenailles. D’une part, ils sont confrontés à la limitation de leurs revenus et, d’autre part, il y a les immenses besoins familiaux, en cette période difficile de l’année. Devant cette situation, les autorités concernées restent passives, se contentant en général de tenir des promesses d’améliorer les conditions de vie des citoyens. Des promesses qu’elles s’apprêteront vite d’oublier.

Les citoyens dénoncent un fossé important entre les discours et la réalité sur le terrain. Sur les différents étals que nous avons pu visiter dans certains marchés, les prix des sacs de quelques légumes s’établissent comme suit : sac d’ognons (4OOO), sac de pomme de terre (4500), le sac de sucre (10700), le sac de riz (10.000), une caisse de thé (9800), l’huile reste quant à lui 450.

Pour la viande, le prix du kilo est surtout marqué par une grande disparité d’un boucher à l’autre. Le prix de ce produit connaît également une inflation importante. Chacun s’improvise boucher et vend la viande au prix qui lui convient sans tenir compte de la situation actuelle. Les tissus également très demandés en cette période de fête mais les clients se font toujours désirer. La plupart des vendeurs que nous avons pu rencontrer disent importer leurs tissus de l’étranger. Et les consommateurs locaux trouvent ces prix réellement exorbitants.

Cette hausse continue des prix, rend la situation beaucoup plus difficile d’autant plus que l’Etat montre ses limites ou son impuissance pour réguler ces prix et permettre ainsi aux ménages de vivre décemment.

par عاليتا

Source : http://cgtm.org

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