Reconquête de Kidal au Mali : une défaite de la sale guerre de la francafrique
18 octobre 2026 23:02 0 messages
L’offensive des djihado-terroristes qui a assassiné le général Sadio Camara au Mali s’était révélée être une diversion macabre pour ré-occuper militairement Kidal avec l’aide assumée de mercenaires ukrainiens.
Les attaques terroristes au Niger sont aussi des manifestations de cette coalition françafricaine et eurafricaine avec les djihado-terroristes financés par les pétro-dollars et le fascisme pro-nazi ukrainien.
En fait, nous assistons à l’opérationnalisation de ce que le Général LECOINTRE déclare sans ambages : « Ce qui est notre destin commun, nous Français et Européens, c’est la Méditerranée et l’Afrique où se joue notre destin commun. Nous avons essayé en permanence, nous Français, d’entraîner les Européens dans cette prise de conscience, de la nécessité d’agir collectivement en Afrique. On ne peut imaginer qu’à nos portes il y a un continent qui est en train de s’enfoncer dans la destruction des appareils de gouvernement et des États, s’enfoncer dans une forme de chaos et de guerre civile. Un continent qui va connaître une explosion démographique, comme aucun continent n’en a jamais connu. Imaginez que cela se passe dans les 10 et 20 prochaines années et qui n’aura pas de conséquence sur l’Europe, parce que nous vivons dans une forme de bulle protégée par quoi ? C’est simplement inconscient ». Pour en tirer la conclusion suivante : « Rien ne vaut d’aller se battre » parce que « notre destin commun, nous européens c’est la méditerranée et l’Afrique, (…) la nécessité d’agir collectivement en Afrique et en méditerranée » ; « L’Europe devra se décider à aller défendre ses intérêts, y compris par les moyens militaires ». L’esprit et la mentalité coloniale demeure une caractéristique congénitalement inhérente au capitalisme impérialiste de sa naissance à son stade suprême.
Stopper par l’intervention russe contre le massacre de civils du Donbass et l’avancée de l’OTAN vers les frontières de la Russie, la françafrique et l’eurafrique, les djihado-terroristes et séparatistes du JNIM et des FLA opèrent à un transfert de leur guerre contre la souveraineté des pays de l’AES en engageant le mercenariat ukrainien.
Une fois chassé du Sahel de son pré-carré, d’abord au Mali, puis au Burkina et au Niger, l’impérialisme françafricain, dont les sanctions puis tentatives d’intervention militaire des laquais de l’UEMOA et de la CEDEAO ont été mis en échec, est passé à la phase du transfert massif de djihado-terroristes de la Syrie, dont l’ex-ministre social-démocrate L. Fabius disait qu’ils « font du boulot » et de la Libye avec l’encadrement, notamment en ce qui concerne les drones, par des mercenaires ukrainiens défaits chez eux mais cherchant à se venger sur le sol africain.
L’agitation va-t-en-guerre russophobe de Macron en France et Merz en Allemagne en Europe n’est en vérité que du vent pour camoufler le transfert de la vraie guerre impérialiste contre la Confédération de l’AES.
Tous les pays frontaliers de l’AES, membres de la CEDEAO, où sont stationnés des troupes, des forces spéciales ou des prétendus « instructeurs » participent de fait à la guerre hybride de la françafricque et de l’eurafrique dont l’objectif colonial est carrément formulé par l’ex-chef d’État major, Lecointre, de l’impérialisme français.
L’Algérie vient de changer de braquet après la tension avec le Mali en appuyant ouvertement le Niger contre l’attaque des djihado-terroristes contre l’aéroport de Niamey. La prise de conscience que la division ne profite qu’à la stratégie impérialiste utilisant le chaos provoqué par le terrorisme et le séparatisme pour justifier une occupation militaire coloniale de nos pays. N’est-ce pas le stratagème qui fut mis en œuvre en 2013 pour lancer les opérations coloniales françaises Serval, Barkhane, Takuba, etc ?
Les forces souverainistes doivent prendre conscience du lien indissoluble entre la lutte interne dans chacun de nos pays contre le néocolonialisme et le soutien panafricain en acte à l’AES victime de la guerre de recolonisation des impérialistes.
La motivation première panafricaine de la Confédération de l’AES est défensive, le revirement panafricain de l’Algérie est aussi défensif, force est donc de constater que le panafricanisme est ici consécutive à la nécessité objective d’unir les forces militaires pour faire face à la menace du bras armé terroriste et séparatiste de l’impérialisme françafricain et eurafricain et ses alliés des pétro-dollars.
Tout comme le projet avorté de l’union Ghana/Guinée/Mali des années 60, l’AES a franchi un pas supplémentaire panafricain en créant la CONFÉDÉRATION dont le soutien est le test majeur pour différencier panafricains en actes et en paroles tant dans les partis, les associations, les syndicats et même les États. La question de la solidarité concrète avec l’AES est la clef de tout positionnement panafricain sérieux.
Constat est aussi à faire que l’organisation défensive de l’AES prend aussi la forme d’une réappropriation souveraine progressive des secteurs économiques perdus par les impérialistes et même la création d’entreprises conjointes avec les partenaires russes ou chinois. L’on assiste peu à peu à la mise en place d’une économie défensive de guerre à la guerre des impérialistes et à une réorganisation des productions nationales.
Les djihado-terroristes avant d’attaquer Bamako et surtout Kidal avaient lancé des opérations de perturbations des villes visant l’approvisionnement en hydrocarbures. Il faut s’attendre qu’ils prennent pour cibles les usines et autres entreprises dans les villes et les campagnes.
Espérons que les nationalisations et l’édification des PPP des économies nationales soient prolonger ensuite, dès que possible, par des projets industriels et en infrastructures panafricains. La zone dite des trois frontières entre les Etats de l’AES peut être le laboratoire expérimental de projets économiques panafricains contre l’actuelle fonction d’incubation du terrorisme et du narcotrafic de ce territoire transfrontalier.
Le passage de la Confédération à la fédération de l’AES peut être envisagé après avoir rompu les amarres avec la monnaie coloniale CFA et la réalisation d’une intégration entre les économies nationales par le développement plus large de projets industriels et d’infrastructures tel le chemin de fer commun, une compagnie aérienne commune, des autoroutes communes, un marché intégré commun, etc.
Militants souverainistes de pays retardataires sur le plan panafricain, nous devons étudier et apprendre de ce que font nos frères de l’AES tout en nous acquittant de notre devoir panafricain internationaliste de solidarité pour que vive l’union libre des peuples libres d’Afrique.
12/10/26
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